Rechercher
  • Audrey Ostéo Equin Amiens

Le rapport de séparation

Le rapport de séparation chez le cheval. Il y a un rapport topologique de séparation lorsqu'on peut introduire son corps, en totalité ou en partie, entre deux éléments, tels que les montants d'une porte ou d'une barrière.Comme dans le cas des murs, deux éléments voisins peuvent s'interpénétrer et se confondre: y introduire un rapport de séparation consiste à les dissocier ou du moins à être capable de les distinguer. En écartant des barreaux qui se touchent, on leur redonne une individualité de barreau. Pour le cheval, le rapport de séparation n'est totalement établi que lorsqu'il peut passer son corps en entier ou en partie: glisser son nez entre deux barreaux, franchir une porte entrouverte... Mais il il y a un début ou une indication de séparation chaque fois que se produit un saut brusque dans une perception sensorielle, visuelle notamment. Le cheval est particulièrement sensible à cette notion de "singularité "survenant dans un champ perceptif. Tout ce qui est en saillie ou en creux par rapport à l'environnement constitue une singularité qui peut être l'indice d'un rapport de séparation, et attire tout particulièrement l'attention du cheval. Ainsi, le nez ou les yeux de la face humaine constituent des singularités auxquelles il est toujours attentif. Chez ses congénères, il surveillera les oreilles et la queue. Sur un terrain plat, il repérera un morceau de bois, un cailloux ou un tas de crottin, ou encore un trou ou une bosse signalée par un contraste d'éclairement. Les différents canaux sensoriels interviennent là encore, une brusque différence dans une perception olfactive ou auditive instaurant un rapport de séparation qui, par rapport au bruit de fond de l'environnement, prend valeur de signal. L'espace du cheval en est peuplé: il peut ainsi différencier le cri d'appel de deux congénères voisins, ou, dans une prairie, trier les brins d'herbe qui lui conviennent tactilement et olfactivement. Dans le travail monté, le cheval bien dressé établira un rapport de séparation entre des aides très fines et pratiquement invisibles, alors que le jeune cheval, dans le même cas, ne percevra qu'un rapport de voisinage(proximité des éléments perçus dans un même champs)."Éthologie et Écologie Équine, J-C Barrey et Dr C Lazier chez Vigot"

Modifier

4 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout